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| | | MotoGP Shanghai : Le défi Michelin | Ecrit le 27/04/2007 : 15:30. Lu 5360 fois (3/jour). | Après la grosse contre performance du clan Michelin en Turquie, la marque Clermontoise doit redresser la barre. Jean-Philippe Weber, responsable de la compétition moto chez Michelin nous explique les solutions qui vont être mises en place.
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Au lendemain du Grand prix de Turquie les équipes étaient restées sur le circuit pour effectuer quelques tests, voici ce qu'il en est ressorti :
« On a essayé des constructions de pneus plus dures, basées sur les demandes formulées par Valentino Rossi après la course. Ces nouvelles gommes lui ont donné plus de confiance et de stabilité. À partir de ces résultats Michelin va concentrer tous ses efforts pour que Rossi ait ces nouvelles gommes à disposition en Chine, adaptées aux spécificités du tracé de Shanghai. »
Des spécificités que J.P. Weber nous expose :
« Shanghai est un circuit « moteur », où la vitesse de pointe s’avère encore plus importante qu’à Istanbul, » explique Jean-Philippe Weber, « Il comprend deux longues lignes droites et donc beaucoup de gros freinages, de grosses accélérations ainsi que des vitesses élevées, ce qui sollicite particulièrement la zone centrale des enveloppes, » indique Weber. « Pour nous adapter à ces contraintes nous utiliserons des carcasses plus dures à l’avant comme à l’arrière. A Shanghai, les gommes de la bande de roulement centrale ne sont pas tellement différentes de celles employées sur d’autres circuits, mais les pneumatiques sont nettement plus durs. »
« Le tracé comprend également plusieurs virages très longs, où les pilotes prennent beaucoup d’angle et restent sur le flanc des pneumatiques de manière prolongée. Shanghai peut ainsi s’avérer exigeant, particulièrement si la météo y est clémente et la température de piste élevée. »
« Les virages à droite n° 1 et 2 se rejoignent pour créer une courbe de 300 degrés, la plus grande du MotoGP, son rayon de courbure varie beaucoup, les pilotes l’abordent en montée avant de redescendre, de sorte que le transfert des masses n’est pas constant. Les virages à droite n° 12 et 13 forment une courbe à 270°, puis l’on trouve des virages rapides (n°7 et 8), si bien que nous devons utiliser des pneus relativement durs sur ce tracé. Nous devons également prendre en compte l’équilibre entre le nombre de courbes à droite et à gauche, et utiliser des gommes différentes de chaque côté des pneumatiques. La surface en elle-même n’est pas très agressive, il s’agit plus des efforts importants sur les pneus dus aux vitesses élevées, aux gros freinages et aux grandes courbes. Nous avons confiance dans notre 16 pouces avant qui sera adapté pour les longues entrées en courbes de Shanghai. »
Communiqué de presse Michelin.
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