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|  | | | Essai route: Triumph Rocket III Classic | Ecrit le 18/07/2006 : 11:50. Lu 20269 fois (16/jour). | Après le lancement en 2004 de la majestueuse Rocket III en 2004, l'anglaise allait devenir le vaisseau amiral le plus spectaculaire depuis la Honda Goldwing. L'inévitable a eu lieu, et la Rocket III a évolué en une version « classic » avec selle accueillante et repose-pied spacieux.
Mais bon, elle a toujours autant de couple que deux 999R, alors ne vous laissez pas abuser par son look de cruiser pépère.
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La Rocket III a un son assez ennuyeux proche d'une auto au ralenti. Mettez-la à côté d'un gros twin Kawasaki, Yamaha, Harley ou Suzuki et vous ne la remarquerez pas au bruit... La Rocket développe 20 DaNm de couple au régime ridiculement bas de 2500 tours, et c'est seulement quand on commence à « secouer » le moteur qu'on en vient à penser: Nirvana. Les 3 énormes gamelles montent et descendent à une allure folle avec un son unique dans le monde de la moto. Et là, la Rocket III commence à prendre des allures de drogue dure. La monstrueuse courbe de couple propulse les 320 kilos de la moto jusqu'à la puissance max. Quand on commence à 20DaNm presque au ralenti pour finir à 140CV, on en vient à penser que rien au monde ne pourrait stopper cette roquette sur deux roues. Ca pousse incroyablement fort, et on remercie vite les étriers 4 pistons montés sur la fourche inversée et l'énorme frein arrière. Une monstrueuse roue arrière en 240 se charge de passer le couple et la puissance au sol: de quoi déposer n'importe quelle superbike... jusqu'à 60 km/h... Imaginons la même avec une chaîne, et du coup la possibilité de changer le pignon...
Un moteur de 2.3 litres au gabarit agricole. Le gros moulin est maintenu en place par un sérieux cadre tubulaire et permet de propulser les 320 kilos de métal comme si la moto n'en pesait que 160. Bon, une fois en courbe, c'est plus la même histoire: les repose-pied wagons de la classic limitent la garde au sol encore plus que sur la Rocket III standard. C'est au final pas tellement préoccupant, tellement la poussée est jouissive, mais sur du sinueux, la méthode stop and go est de rigueur: merci les freins. On peut bien sûr l'emmener pépère, mais on perd trop de temps en entrée et sortie de courbe (note de did: mouais...) quand on se balade entre potes: la solution du gros freinage en entrée et grosse accélération en sortie permet de garder le rythme. La grosse fourche inversée permet d'utiliser le frein avant seul, mais c'est quand même mieux d'utiliser aussi le frein arrière. Sur nationale et autoroute, par contre, la Rocket est absolument délicieuse. Le couple omniprésent permet de doubler n'importe quoi sans grimper dans les tours et la stabilité est impressionnante. Un peu comme un train de marchandises. Le gros pare-brise protège bien, mais une petite turbulence devient gênante à vitesse élevée. La Rocket III semble avoir un limiteur qui bloque l'accélération à environ 200km/h. Pas vraiment un handicap car la moto est bien plus plaisante à conduire sur le couple, à des vitesses légales (note de did: et en plus c'est moins risqué pour ton permis). Mais bon, curieux comme je suis, il fallait que j'essaye...
La Rocket III Classic, malgré sa vocation de routière, est livrée en standard assez dépouillée. Les seuls plus par rapport à la standard sont les repose-pieds wagon, la double selle touring et le guidon. Tout le reste est en plus: sur notre modèle de test, il y avait pour 1500£ de matos en plus: entre autres le pare- brise à £35 et les sacoches à démontage rapide en cuir de 28 litres chacune à plus de £600 (plus de £600 car il faut aussi payer les rails et logos). Le sissy bar et le porte- bagages sont aussi en supplément, mais très utiles avec un passager. La Rocket III est parfaite pour le passager, dont on ne remarque de toutes façons pas le poids en pilotant.
Conclusion Peu de motos attirent autant l'oeil que la Rocket III, surtout la classic avec sa profusion de chromes. Pas même les Harley Davidson V-Rod, Moto Guzzi Griso 1100 ou Yamaha MT01 ne parviennent à l'équilibre quasi parfait de la puissance et des capacités routières de la Rocket III. Elle peut faire n'importe quoi en ligne droite, mais redevient un cruiser dans le sinueux. Pas mauvaise, juste un peu lourde avec une garde au sol ridicule et un énorme boudin de 240 à l'arrière. Peu d'autres motos peuvent offrir ce niveau de satisfaction.
Un vrai vaisseau amiral!
+ Gros moteur puissant Freinage Ai-je mentionné le moteur?
- Poids En courbeCornering Prix
Texte: Tor Sagen Photos: Claire McHugh L'album photo est ici.
Engine Type: Liquid-cooled, DOHC, in-line 3-cylinder Capacity: 2294cc Bore/Stroke: 101.6 x 94.3mm Compression Ratio: 8.7:1 Fuel System: Multipoint sequential electronic fuel injection Ignition: Digital - inductive type - via electronic engine management system
Transmission Primary Drive: Gear Final Drive: Shaft Clutch: Wet, multi-plate Gearbox: 5-speed
Cycle Parts Frame: Tubular steel, twin spine Swingarm: Twin-sided, steel Front Wheel: Alloy 5-spoke, 17 x 3.5in Rear Wheel: Alloy 5-spoke, 16 x 7.5in Front Tyre: Front 150/80 R 17 Rear Tyre: 240/50 R 16 Front Suspension: 43mm upside down forks Rear Suspension: Chromed spring twin shocks with adjustable preload Front Brakes: Twin 320mm floating discs, 4 piston calipers Rear Brakes: Single 316mm disc, 2 piston caliper
Dimensions Length: 2500mm (98.4in) Width (Handlebars): 970mm (38.2in) Height: 1165mm (45.9in) Seat Height: 740mm (29.1in) Wheelbase: 1695mm (66.7in) Rake/Trail: 32°/152mm Weight (Dry): 320kg (704lbs) Fuel Tank Capacity: 24 litres (6.3 gal US)
Performance (Measured at crankshaft to DIN 70020) Maximum Power: 142PS (140bhp) at 6,000 rpm Maximum Torque: 200Nm (147ft.lbf) at 2,500 rpm
Colours: Cherry Red / New England White, Jet Black / Sunset Red
Price: £12,399 'on the road' retail
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