|  | | | Essai route: Triumph Rocket III Classic | Ecrit le 18/07/2006 : 11:50. Lu 11068 fois (15/jour). | | L'intégralité de cet article archivé est uniquement accessible aux Membres d'honneur. | Après le lancement en 2004 de la majestueuse Rocket III en 2004, l'anglaise allait devenir le vaisseau amiral le plus spectaculaire depuis la Honda Goldwing. L'inévitable a eu lieu, et la Rocket III a évolué en une version « classic » avec selle accueillante et repose-pied spacieux.
Mais bon, elle a toujours autant de couple que deux 999R, alors ne vous laissez pas abuser par son look de cruiser pépère.
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La Rocket III a un son assez ennuyeux proche d'une auto au ralenti. Mettez-la à côté d'un gros twin Kawasaki, Yamaha, Harley ou Suzuki et vous ne la remarquerez pas au bruit... La Rocket développe 20 DaNm de couple au régime ridiculement bas de 2500 tours, et c'est seulement quand on commence à « secouer » le moteur qu'on en vient à penser: Nirvana. Les 3 énormes gamelles montent et descendent à une allure folle avec un son unique dans le monde de la moto. Et là, la Rocket III commence à prendre des allures de drogue dure. La monstrueuse courbe de couple propulse les 320 kilos de la moto jusqu'à la puissance max. Quand on commence à 20DaNm presque au ralenti pour finir à 140CV, on en vient à penser que rien au monde ne pourrait stopper cette roquette sur deux roues. Ca pousse incroyablement fort, et on remercie vite les étriers 4 pistons montés sur la fourche inversée et l'énorme frein arrière. Une monstrueuse roue arrière en 240 se charge de passer le couple et la puissance au sol: de quoi déposer n'importe quelle superbike... jusqu'à 60 km/h... Imaginons la même avec une chaîne, et du coup la possibilité de changer le pignon...
Un moteur de 2.3 litres au gabarit agricole. Le gros moulin est maintenu en place par un sérieux cadre tubulaire et permet de propulser les 320 kilos de métal comme si la moto n'en pesait que 160. Bon, une fois en courbe, c'est plus la même histoire: les repose-pied wagons de la classic limitent la garde au sol encore plus que sur la Rocket III standard. C'est au final pas tellement préoccupant, tellement la poussée est jouissive, mais sur du sinueux, la méthode stop and go est de rigueur: merci les freins. On peut bien sûr l'emmener pépère, mais on perd trop de temps en entrée et sortie de courbe (note de did: mouais...) quand on se balade entre potes: la solution du gros freinage en entrée et grosse accélération en sortie permet de garder le rythme. La grosse fourche inversée permet d'utiliser le frein avant seul, mais c'est quand même mieux d'utiliser aussi le frein arrière. Sur nationale et autoroute, par contre, la Rocket est absolument délicieuse. Le coupl ...
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