ER6... On ne peut s'empêcher de penser ER5, et là, YARK! On se dit mob de moto-école moche. Et tout un tas de souvenirs de plateaux lents laborieux reviennent à l'esprit. On se dit qu'on devrait passer son chemin...
Et bien non. Cette ER6 n'a à première vue plus grand chose à voir avec son aînée quasi homonyme.
Le press-kit annonce la couleur : "C'est une moto pour les motards confirmés et pour tous ceux qui n'ont même pas encore pensé à s'y mettre; une machine pour les motards de tous ages, de toutes capacités, homme ou femme".
Ayé. On se dit: « une polyvalente de plus, stylée façon killeuse de la route. » Raccourci peut-être un peu rapide. Ambitions polyvalente ne veut pas forcément dire qu'on va s'ennuyer dessus.
La moto est propulsée par un bicylindres parallèle, double arbre à cames en tête et injection (diffuseurs de 39mm et double papillon), refroidi par eau, de 649cc. Ce moteur est tout nouveau, du premier boulon au dernier roulement. Alors, pourquoi conserver un twin parralèle? Pour garder l'esprit E5? ( ;) ). Certainement pas. Le 4 en ligne etait simplement trop large, et les twin en V trop long pour tenir dans la cadre: la moto fait 1405mm d'empattement... Clairement, ce nouveau moteur n'a rien à voir avec celui de sa "grande soeur" à la parenté plus que douteuse finalement: 72,1 cv à 8.500 tours pour un couple de 6,6 DaNm à 7.000 tours.
Un détail concernant la fiabilité que l'on peut en attendre? le reglage du jeu aux soupapes est prévu tous les 42000 km.
L'échappement catalysé (Euro 3) deux en un sous le moteur façon Buell allège le design arrière de la moto et annihile tout espoir d'avoir une béquille centrale. Dommage, c'est pas un cardan qui fait la transmission finale... Que peut on espérer d'un moteur de cet acabit? Dans les 70CV, et elle n'a pas l'air lourde la diablesse...
Le cadre acier tubulaire est renforcé par un second tube monté sur le moteur pour rigidifier l'ensemble. Le mono amortisseur arrière est excentré sur la droite, un tout petit peu à la mode du proto Yamaha MT03.
Le freinage est assuré à l'avant par deux disques marguerite façon ZX, étriers 2 pistons, et un seul disque marguerite et étrier simple piston à l'arrière. Notez les jantes empruntées à la Ninja...
L'habillage est plutôt stylé mode des années 2000, empruntant aux marques les plus prestigieuses et aux modèle haut de gamme tout un tas de trucs qui font leur charme: sabot moteur, écopes de radiateur avec les clignos intégrés, double optique vertical. Le cadre, le bras oscillant, les tubes de fourche sont anodisés de couleurs assorties à la peinture de la carrosserie: jaune sur les modèles jaune et noir, rouge sur le modèle gris.
Elle ne devrait laisser personne indifférent. On attend la suite en octobre, avec peut-être une version ABS. Dans les 6000 Euros, elle ferait un carton. Dommage, on ne sait pas encore le prix officiel.
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