Avant de passer à l’essai proprement dit, je vais parler du choix de ce véhicule, comment en suis-je arrivé là? Il faut vous dire que je descends d’un Suzuki Bandit 1200 modèle 2001 - Une superbe bécane, enscencée dans ...TOUTE la presse. Une superbe carenée bleu qui m’a fait les yeux doux (et bridés) chez mon copain concessionnaire...Yamaha. C’était une occase récente et j’ai craqué. Il faut dire aussi que ce concessionnaire est celui qui m’a fait la meilleure offre de reprise sur mon 750 SuperTénéré. Et, que j’ai pris mon pied avec ce 1200, sauf qu’il y a trop de voitures et que parfois quand on les rattrape, on a l’impression qu’elles reculent, ça va vraiment fort et vite. Justement le plaisir est là, dans les tours et si le Bandit ne rechigne pas à la ballade, c’est quand le rythme augmente que c’est génial... Pendant ce temps, un pote fana de Harley et représentant d’une concession parisienne me tannait le cuir pour que je «saute le pas» , oui mais pas de reprise sur le 7 1/2... J’ai toujours aimé les Harley, les regarder surtout, parce que le prix...disons qu’il y avait toujours d’autres priorités, alors je roulais raisonnable, en trail - Un jour, il m’appelle pour participer à une mini concentre avec essai possible de 5 modèles : Une Road King, Une Dyna, un Fat Boy deux Sportsters. AAAARRRRRGGGHHHH!!!!!! Ce bruit, le couple, ça tire sur les bras, ça laisse de la gomme par terre, le Pied Géant, la piquouze... le virus .. damned! je suis fait. Et quand il me propose la reprise du Bandit quasiment au prix que je l’ai payé, j’ai eu du mal à cacher une petite érection. L’affaire est faite - rapidement - en décembre avant que le Bandit ne décôte.
J’avais bien sûr lu et entendu beaucoup de choses sur les Harley, les idées toutes faites ont la vie dure. Une Harley, c’est avant tout «Des sensations», à tel point qu’on se fiche éperdument de la fiche technique, d’ailleurs cette fiche technique ne concerne que les modèles qui sortent de la concession, ils évoluent vite. Filtre à air, gicleurs (Dynojet), échappement et on prends 10/15 Cv. Et puis on peut le passer en 1200 et arriver à plus de 100 CV si on le souhaite. La puissance d’ailleurs, c’est bluffant : un sportster de base fait 54 Cv soit 10 de plus qu’un 600 trail, mais ces chevaux sont exploités de façon tellement différente...ça vibre, ça vit la dedans.
Fiche technique : (pour ceux qui ne s’en fichent pas) Bicylindre en V à 45° - refroidissement par air, 883 CC 4 Temps, culbuté - 54 Cv à 6000 Tr/mn - 2 soupapes par cylindre 6,8 M.kg (67 nm) à 4400 Tr/mn Vitesse : environ 160 (!) - conso : 5,2 l/100 km (ça c’est presque vrai, disons entre 6/7 l. après modifs.)
Impressions «statique» Ce qui saute au yeux, c’est la qualité d’ensemble, pas de plastoc, que du métal, du sérieux, ça fait solide (et ça l’est) et ça brille et on se dit que c’est de l’entretien.....heu, c’est de l’entretien. La peinture est superbe, profonde. C’est une machine qui est «regardée» dans la rue, et par tous publics, de quoi flatter mon égo déjà démesuré...
Mise en route : Rituel obligé. Séance de chauffe, platapla plat platapla platat pla plataplat plat plata platapla. LE bonheur.
Ville : C’est moins agile qu’un scooter, mais, bon, c’est pas un scooter, il faut faire gaffe à la hauteur des trottoirs (c’est pas un trail) - Tiens une particularité : le code est toujours allumé, dès que l’on tourne la clé sur start, il se met en fonction. Les clignos ont une position warning. Rien de spécial, plus maniable que le Bandit quand même.
Route : Bleuffant là aussi, même en rodage, 90 km/h maxi à respecter, ce qui est, n’oublions pas, la vitesse maxi autorisée sur la plupart des routes de Corse et d’ailleurs (donc tous les caisseux qui me doublent dans les lignes droites sont en infraction, j’ai les noms!) Sur les nationales de montagne, on commence à enrouler, on prend confiance car l’engin est bigrement stable et on se surprend à prendre de l’angle.. bein, si, j’ai pas des reposes pieds façon pizza napolitaine, moi.. Bref, la moyenne augmente et les caisses repassent derrière. On peut aussi se caler en 4e/5e les pieds en avant et profiter du paysage, c’est une autre philosophie. Quand même, j’ai hâte qu’elle soit rodée... et faire ensuite un vrai essai.
Vous l’avez peut-être remarqué, j’aime cette bécane, ma préférée de toutes celles que j’ai possédé ou essayé, mis à part peut-être la Dyna ou le FatBoy de la même marque... Bien sûr, la aussi il y a de la subjectivité dans l’air, Il y aurait tellement à dire, Il suffit de consulter les catalogues de pièces de 800 pages et plus pour se dire qu’on est dans un autre monde... Reste le prix. Pour moins cher qu’un scooter 500T Max de chez yam, vous avez une vraie moto ; ensuite en fonction de votre budget, vous la faites évoluer en objet unique, en quelque chose de très personnel.
Ride different.
Moteur : Type : Bicylindre en V à 45°, 4 temps, refroidi par air. Dist. : culbutée, 4 soupapes. Cyl. : 883cc. Al. x C. : 76,2 x 96,8mm. Rap. Vol : 9 / 1. Puiss. : 50cv (36,5kw) à 6000 trs. Coup. : 6,6mkg (6,5 daN.m) à 4100 trs. Alim. : 1 carbu Keihin 40mm. Dém. : electrique.
Transmission : sec. : courroie crantée. Emb. : multidisque à bain d'huile. Boîte : 5 rapports.
Partie cycle : Cadre : double berceau tubulaire en acier. Sus. AV. : fourche hydrolique Showa 39mm non reglable, deb 175mm. Sus. AR. : deux amortisseurs Showa reglables en précontrainte, deb 92mm. Fr. AV. : 1 disques 292mm etriers 4 pistons. Fr. AR. : 1 disque 292mm, etriers 4 pistons. Pneu AV. : 100/90x19. Pneu AR. : 130/90x16. Cha. Ang. : 117mm - 30°. Emp. : 1510mm. Garde au sol : 160mm. Diam. Braq. : 5350mm. H. : 720mm.
Capacités poids : Réservoir / réserve : 12,5 litres (1,9 litres). Huile 4T : 2,8 litres. Poids vide/plein : 230kg / 236 kg.
Performances : Vmax. : 158km/h. 400m DA. : 15,5s. 1000m DA : 29,9s. Cons. : 5,6 l / 100km. Autonomie : 220 km.
Prix : Clefs en main à la date de l'article : 7607 €.
Crédit Photo : Motards-Online
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